Tag : google
Google Knol à l'épreuve de l'usage
Au moment du lancement de Google Knol, je fus pris, comme bon nombre de bloggeurs, d’une irrépressible envie de publier un billet, actualité oblige. Mais après un moment de réflexion, je me suis dit qu’il vallait mieux attendre un peu, histoire de voir comment la chose allait réellement prendre corps, plutôt que de spéculer sur des banalités.
Pour mémoire, Knol est une plate-forme de publication de sujets, ouverte à tous et gratuite; l’objectif de Google étant de faire de Knol le premier endroit où les internautes se rendent pour apprendre sur un sujet en particulier. Objectif louable. Après deux mois et demi, il me semble que Knol soit en train de passer à l’épreuve de l’usage.
Tout d’abord, il apparaitrait que la base d’articles soit doté à ce jour d’environ 40 000 articles. Je suis arrivé à ce chiffre en faisant successivement une recherche sur les termes “the”, “of”, puis sur la lettre “a”. Les deux premiers retournent environ 38 000 résultats, le dernier 43 200 (chiffres du 04/10/2008). 40 000 articles sur un peu plus de 2 mois, cela fait environ 500 articles publiés par jours. Je ne me risquerai pas à juger si ce chiffre est bon ou non, mais il est en tout cas suffisant pour évaluer l’usage de Knol.
Habituellement, une plate-forme proposant une base de 40 000 articles offre à ses utilisateurs une forme de catégorisation, un classement, quelque chose qui permette d’explorer les sujets par thématiques. C’est en tout cas l’approche utilisée par Wikipedia sur les page d’acueil des langues. Knol ne propose rien de tout cela. Seul le moteur de recherche permet de trier les sujets.
Si l’on recherche par exemple à se renseigner sur le terme “Subprime” (exemple pris complètement au hasard…), Knol renvoie 48 articles classés par ordre de publication. Il est en outre impossible de modifier l’ordre de classement, ce qui rend très difficile la manipulation des données. Comment par exemple, faire ressortir l’article le mieux noté en premier ? Sur le même sujet, une recherche sur Wikipedia vous apprendra en un clic quelle est la source de la plus grande escroquerie banquaire jamais échaffaudée par le milieu financier… Blague à part.
Ce court exemple nous montre combien les deux modèles diffèrent. Wikipédia et Knol n’ont véritablement rien en commun. Knol est basé sur des articles d’opinions, à partir de laquelle l’utilisateur doit à son tour forger la sienne. C’est ce tri qui reste pour le moment très difficile à faire. Les notation d’articles restent rares donc peu fiables. En résumé, l’utilisateur est face à une liste d’articles d’opinions, rédigés par des inconnus, peu notés et dont le tri est de toute façon impossible.
Cela n’a en soit rien de génant. Après tout, c’est l’affaire de Google, et cette initiative a certainement de la valeur. Ce qui, à mon sens, est plus génant, c’est la définition de Knol donné par Google : “Une unité de connaissance” (“A Unit of Knowledge”). Si l’on se réfère à la définition du savoir (ou de la connaissance – knowledge, en anglais) par Platon, on apprend que celui-ci définit la connaissance comme “une croyance vraie et justifiée”. De ce point de vue, la méthode de Wikipédia pour arriver à constituer une base de connaissances universelle, au moyen de l’obtention d’un consensus de masse, semblerait plus adéquate.
Les listes d’articles d’opinions livrés par Knol sans le moindre effort de classement me laisse dubitatif quant à leur aptitude à délivrer une forme de connaissance.
Le plus domageable, c’est que les articles sont effectivement de bonne qualité mais que leur manque d’utilisabilité rend la plate-forme, à mon sens, quasi inopérante.
Google Knol n’en est certainement qu’à ses débuts et des versions futures amélioreront sans doute l’usage des données publiées, mais disons que Google nous avait habitué à des outils plus aboutis.
Google prépare le Tour de France
Google m’étonnera toujours par sa capacité à innover et à surperndre, et à prendre tout le monde de court. Et si Google doit devenir la World Company que tout le monde redoute, et bien s’est tant mieux. Moi, je vote OUI.
Cette fois, il s’agit de Streetviewer, que je suis sûr vous connaissez déjà (et si ce n’est pas encore le cas, vous trouverez ici une page d’introduction détaillée.) La fonction Street View est désormais disponible sur les vingt et une étapes du Tour de France.
Ci-dessous, une capture d’écran de la Place de l’Etoile. A voir directement sur le site.

Nous savions que les voitures de Google avaient commencé à sillonner l’Europe, et je pensais que Londres serait la première ville à être disponible en Europe, mais bon, pour une fois, c’est Paris…
Les Américains adorent le Tour. Ceci explique sans doute cela.
A noter également que, sans rien dire, Google StreetViewer couvre à présent pratiquement la totalité des villes grandes et moyennes aux Etats-Unis.
J’ai appris récemment par un représentant d’un grand opérateur téléphonique Français qu’une fonctionnalité similaire était en préparation. Je ne sais pas pouquoi, et ce n’est pas du mauvais esprit, mais j’ai l’impression que vouloir entrer en compétition avec Google relève une fois de plus soit de l’inconscience soit de l’arrongance (cette dernière charactéristique étant somme toute fréquente chez nos opérateurs téléphoniques nationaux.) Les utilisateurs jugeront sur pièce.
Recherches expérimentales chez Google
Google lance de nouvelles options d’affichage de résultats de recherches à titre expérimental. Quatre vues sont disponibles :
- vue par carte: les résultats de recherche sont associés à des positions géographiques sur Google Map;
- vue temporelle: les résultats sont associés à des années;
- vue avec informations complémentaires (dates, mesures, localisation, images)
- vue sous forme de liste (qui associe les résultats à 3 formats : web, livres, images)
Certains des résultats générés sont parfois déroutants. Par exemple, l’option de vue temporelle propose des résultats liés à des années futures. S’il est possible d’obtenir des résultats sur le mot “internet” jusqu’en l’an 9000, il est évident qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation de données. Il semble également que les requêtes soient limitées qu’à une partie de la base de données de Google. Par exemple, une recherche sur “wikipedia” ne renvoie aucun résultat dans la vue temporelle.
Malgré ces incohérences inhérente à une version expérimentale, ces nouveaux modes d’affichage démontrent à nouveau combien l’analyse de données va devenir un domaine de pointe dans les années à venir. La question qui se pose à l’aube de l’ère informationelle, ce n’est plus en effet de savoir si les structures humaines peuvent générer des données, mais plutôt de savoir comment les extraires et les analyser.
GMail
On vient de me transmettre une invitation pour un compte GMail, et je remercie ici la bonne âme qui me l’a fait parvenir :-)
Ça faisait longtemps que j’attendais de pouvoir expérimenter le service de mail de Google, et je ne suis pas déçu. Ceux qui ont la chance d’en profiter depuis sa création savent de quoi je parle (inutile de leur faire l’article donc); et je ne vais pas faire la nique à ceux qui n’en n’ont pas…
Un seul petit regrêt : le service n’est pas compatible avec les téléphones iMode, (car iMode ne gère pas les cookies – on se demande d’ailleurs ce que l’iMode arrive à gérer… et je ferai prochainement une note sur ce standard mort avant d’avoir vécu).
http://www.wikimapia.org
Wikimapia est une application (de plus) utilisant l’API de Google. Les deux créateurs à l’orgine du projet ont décidé de faire cartographier l’ensemble de la planète par les utilisateurs. En zoomant suffisamment près d’une zone géographique, il devient possible de créer de rectangles affichant des informations se rapportant au lieu délimité. Voyons combien de temps sera nécessaire pour que la communauté web s’emparre de cet outil un peu loufoque.
Pages :
xhtml 1.0 css2 © activeside 2006 Motorisé par Textpattern
A propos...
Le blog Activeside est un outil d'observation au jour le jour des modèles émergents du web, de ses tendances et de ses évolutions.
Le Blog Activeside est édité par Matthieu Mingasson.
Billets les plus lus

