Tag : wiki

Nouveau site en préparation

Ce blog est en pause depuis plus d’un an. Je n’en suis pas fier. A ma décharge, lorsqu’on travaille beaucoup, il est difficile de trouver le temps pour parle de ce que l’on fait.
J’éprouve la plus grande admiration pour les designers qui parviennent à communiquer sur leur travaux; je pense par exemple à See-Ming Lee, un designer résolument hors-pair, mais également un communiquant de haute volée.

Pourtant cela fait parti du travail que d’expliquer ce que l’on fait, ne serait-ce que pour confronter ses idées à l’expérience des autres. C’est ce à quoi j’ai décidé de m’atteler en 2010, en construisant un site multi-usage sur wikidot. Wikidot est une plate-forme d’hébergement et d’édition sur le mode Wiki. Wikidot est à la fois ingénieux, ludique et parfaitement développé. Un vrai plaisir à utiliser. L’intérêt de wikidot est qu’il permet des publications de types extrèmement variés: de la documentation, du blog, du portfolio, du réseautage social, du travail collaboratif, etc.

Le mode de publication sur des plate-formes ou des outils de blog est évidement très interressant mais il rest limité à un seul type de communication. Mon activité dans le domaine du design d’expérience utilisateur me conduit à présent à devoir explorer des objets plus souples.

URL : http://www.wikidot.com

Google Knol à l'épreuve de l'usage

Au moment du lancement de Google Knol, je fus pris, comme bon nombre de bloggeurs, d’une irrépressible envie de publier un billet, actualité oblige. Mais après un moment de réflexion, je me suis dit qu’il vallait mieux attendre un peu, histoire de voir comment la chose allait réellement prendre corps, plutôt que de spéculer sur des banalités.
Pour mémoire, Knol est une plate-forme de publication de sujets, ouverte à tous et gratuite; l’objectif de Google étant de faire de Knol le premier endroit où les internautes se rendent pour apprendre sur un sujet en particulier. Objectif louable. Après deux mois et demi, il me semble que Knol soit en train de passer à l’épreuve de l’usage.

Tout d’abord, il apparaitrait que la base d’articles soit doté à ce jour d’environ 40 000 articles. Je suis arrivé à ce chiffre en faisant successivement une recherche sur les termes “the”, “of”, puis sur la lettre “a”. Les deux premiers retournent environ 38 000 résultats, le dernier 43 200 (chiffres du 04/10/2008). 40 000 articles sur un peu plus de 2 mois, cela fait environ 500 articles publiés par jours. Je ne me risquerai pas à juger si ce chiffre est bon ou non, mais il est en tout cas suffisant pour évaluer l’usage de Knol.

Habituellement, une plate-forme proposant une base de 40 000 articles offre à ses utilisateurs une forme de catégorisation, un classement, quelque chose qui permette d’explorer les sujets par thématiques. C’est en tout cas l’approche utilisée par Wikipedia sur les page d’acueil des langues. Knol ne propose rien de tout cela. Seul le moteur de recherche permet de trier les sujets.
Si l’on recherche par exemple à se renseigner sur le terme “Subprime” (exemple pris complètement au hasard…), Knol renvoie 48 articles classés par ordre de publication. Il est en outre impossible de modifier l’ordre de classement, ce qui rend très difficile la manipulation des données. Comment par exemple, faire ressortir l’article le mieux noté en premier ? Sur le même sujet, une recherche sur Wikipedia vous apprendra en un clic quelle est la source de la plus grande escroquerie banquaire jamais échaffaudée par le milieu financier… Blague à part.

Ce court exemple nous montre combien les deux modèles diffèrent. Wikipédia et Knol n’ont véritablement rien en commun. Knol est basé sur des articles d’opinions, à partir de laquelle l’utilisateur doit à son tour forger la sienne. C’est ce tri qui reste pour le moment très difficile à faire. Les notation d’articles restent rares donc peu fiables. En résumé, l’utilisateur est face à une liste d’articles d’opinions, rédigés par des inconnus, peu notés et dont le tri est de toute façon impossible.

Cela n’a en soit rien de génant. Après tout, c’est l’affaire de Google, et cette initiative a certainement de la valeur. Ce qui, à mon sens, est plus génant, c’est la définition de Knol donné par Google : “Une unité de connaissance” (“A Unit of Knowledge”). Si l’on se réfère à la définition du savoir (ou de la connaissance – knowledge, en anglais) par Platon, on apprend que celui-ci définit la connaissance comme “une croyance vraie et justifiée”. De ce point de vue, la méthode de Wikipédia pour arriver à constituer une base de connaissances universelle, au moyen de l’obtention d’un consensus de masse, semblerait plus adéquate.
Les listes d’articles d’opinions livrés par Knol sans le moindre effort de classement me laisse dubitatif quant à leur aptitude à délivrer une forme de connaissance.
Le plus domageable, c’est que les articles sont effectivement de bonne qualité mais que leur manque d’utilisabilité rend la plate-forme, à mon sens, quasi inopérante.

Google Knol n’en est certainement qu’à ses débuts et des versions futures amélioreront sans doute l’usage des données publiées, mais disons que Google nous avait habitué à des outils plus aboutis.

URL : http://knol.google.com

SAP, un dinosaure de l'informatique passe à la wikinomie

SAP, société allemande spécialisée dans la conception et la mise en marché de progiciels de gestion intégré, entre de plein pied dans l’ère de l’économie collaborative en ouvrant sur la plateforme Innocentive [cf. definition] un espace dédié pour ses appels à contributions.
Innocentive est une société centrée sur l’innovation libre (“open innovation”) qui a pour objectif de favoriser les innovations par la mise en relation des entreprises et des chercheurs. Les champs de recherche abordés sont très larges : Ingénierie, Science informatique, Mathématique, Chimie, Siences de la vie, Physique, Business, etc.

“L’innovation doit dépasser les limites de l’entreprise”
D. Tapscott, A. D. Williams
Wikinomics

Le principe de la plate-forme Innocentive est décrit en détail dans l’ouvrage Wikinomics de Don Tapscott et Anthony Williams. Dans cet ouvrage, les auteurs décrivent Innocentive comme l’un des exemples les plus frappants des changements qu’opère l’économie wiki (c’est-à-dire l’économie centrée sur l’humain) sur notre société en général et sur les entreprises en particulier.
En faisant le constat qu’il existe toujours plus de talents à l’extérieur de l’entreprise qu’en son sein, ils ecouragent celles-ci à transformer radicalement leur politique de R&D en faisant intervenir de manière ouverte les chercheurs de tous horizons, et à quitter le modèle obsolète du service de R&D du 20ème fondée sur le secret industriel.

A l’heure de l’effondrement des coûts de production et de collaboration, l’entreprise ne peut plus compter sur ses seules ressources internes pour faire face à une compétition féroce venue du monde entier. Face à ces défis, l’entreprise à tout bénéfice à appuyer sa politique de R&D en grande partie sur les idéagoras, viviers d’intelligence collaborative.
En capitalisant sur la tranformation et la diffusion des expertises acquises à l’extérieur de l’entreprise au sein de toutes les sphères de l’entreprise, celle-ci se trouve en mesure de générer à son tour des innovations qui lui sont propres. En effet, les innovations venant de l’extérieur sont rarement utilisables directement. Elles doivent être transformées, adaptées, pour répondre très exactement à un marché spécifique.

Innocentive est une expérience extraordinaire—aujourd’hui—mais qui va devenir dans les 10 prochaines années le modus opérandi de toutes les entreprises tournées vers l’innovation.
A mon sens, toute comme la créativité, l’innovation est le résultat d’une intéraction permanente avec le monde, et non pas le pur produit d’une réflexion, toute approfondie qu’elle puisse être, tournée vers l’intérieur.

URL : http://sap.innocentive.com/ar/challengePavilion?pavilionName=SAP&campaign=SAP

Le Wiki bat Hillary Clinton à plate couture

Il est bon parfois de se retourner sur les discussions passées, et, le recul aidant de faire les constat qui s’imposent : les discussions sur la réalité du concept “Web 2.0” (voir le premier billet de ce blog) qui ont animées les blogs et les forums pendant des mois sont mises aujourd’hui face à une réalité indiscutable. Le web 2.0 est tellement entré dans les habitudes qu’on a tout simplement cesser de polémiquer à son sujet. Le collaboratif, le participatf, les réseaux sociaux, les plates-formes d’échanges… l’ensemble de la nébuleuse “2.0” s’est élargie à une telle vitessse qu’elle englobe pratiquement toutes les activités du web moderne. Quelle refonte de site n’inclue pas une réflexion sur le participatif ? Quelle entreprise qui communique d’une façon ou d’une autre via le web ne se pose pas la question du 2.0, en se positionnant soit en accord soit en contradiction avec lui ?
Et comme des chiffres valent toujours mieux que de grands discours, j’ai souhaiter mesurer l’impact du 2.0 dans la vie quotidienne en interrogeant Google Trends sur les 3 expressions suivantes :

  • wiki
  • subprimes
  • hillary clinton

Voici le résultat de cette comparaison.



[ voir ici le fonctionnement de Google Trends].

Cette comparaison n’est évidement pas une étude scientifique, mais un instantané basé sur des données statistiques, représentant malgré tout une tendance forte. Les recherches sur le terme wiki battent “hillary clinton” et les “subprimes” à plate couture, toute période confondue. On peut noter qu’en 2007, la crise des subprimes a momentanément dépassé le wiki dans les actualités publiées sur Google News, et que la présence du terme “wiki” est très faible dans les actualités alors qu’il est largement prédominant dans les recherches. On peut penser que cela est dûe à la propension des media d’actualités à éxagérer l’importance des sujets dits de “crises”. Les internautes se sont plus interressés au wiki en 2007 qu’aux subprimes et à Hillary Clinton. Formidable et inattendu, non ?

L’entreprise 2.0 ou la mutation à l’œuvre

Les nouveaux usages du web remettent profondément en cause les applications professionnelles au sein de l’entreprise alors que celles-ci viennent à peine de se stabiliser. À nouveau, les applications web grand public montrent le chemin au monde de l’entreprise.
Article publié sur Agoravox

http://wiki.laptop.org

olpc

Nicholas Negroponte, ancien président du MIT, a le projet d’équiper les jeunes les plus défavorisés de la planète d’ordinateurs portables, autonomes, coûtants moins de 100$ et connectables à Internet.
L’ordinateur sera doté d’un système de connexion sans-fil compatible avec tous les réseaux. Il devra pouvoir être utilisé comme un téléphone grâce à un micro et un haut-parleur, être doté d’un système d’exploitation consommant très peu d’électricité, être pourvu d’un dictionnaire, d’un outil d’apprentissage de l’écriture, et être accessible aux mal-voyants et mal-entendants.
Parrallèlement, d’autres initiatives viennent enrichir la démarche, comme celle qui consiste à équiper le système d’une version condensée de Wikipedia, d’un accès à une librairie digitale disponible en 35 langues, de jeux d’aides à l’éducation et de prévention contre le Sida… Un séminaire de travail est organisé cet été à Boston pour développer le système, grâce aux talents d’étudiants volontaires, dans un esprit collaboratif. Le Wiki du projet OLPC en explique en détail tous les aspects.

On ne peut effectivement parler d’internet, de réseau global, de web collaboratif, en oubliant que la moitié de la planète n’a pas accès à l’eau potable. Les détracteurs du projet OLPC disent qu’on ferait mieux de leur donner l’accès cette eau plutôt que de dépenser du temps et de l’argent à développer des ordinateurs. C’est, à mon sens, oublier un peu vite qu’éduquer les populations, c’est rendre les jeunes autonomes et capables de comprendre un plan de montage d’une pompe hydrolique.

URL : http://wiki.laptop.org

http://www.wikimapia.org

Commentaire [1] | Tags: api, google, maps, wiki
wikimapia

Wikimapia est une application (de plus) utilisant l’API de Google. Les deux créateurs à l’orgine du projet ont décidé de faire cartographier l’ensemble de la planète par les utilisateurs. En zoomant suffisamment près d’une zone géographique, il devient possible de créer de rectangles affichant des informations se rapportant au lieu délimité. Voyons combien de temps sera nécessaire pour que la communauté web s’emparre de cet outil un peu loufoque.

URL : http://www.wikimapia.org

http://www.wetpaint.com

wetpaint

Un service gratuit de publication grand public, basé sur une technologie Wiki, et permettant donc aux utilisateurs, non-aguerris à la création de sites, de publier en mode collaboratif, un site internet d’un niveau professionel : ça ressemble déjà à une success-story. Wetpaint est un vraie réussite en termes d’offre de publication grand public. Les interfaces sont claires et accessibles, les possibilités sont larges (c’est du wiki) et le tout est gratuit. Après les blogs, les wiki grand public. Il fallait y penser. Genial.

URL : http://www.wetpaint.com

http://www.ebaywiki.com

ebay wiki

Ebay se met au wiki en ouvrant cette communauté d’échanges et de discussions. L’iniative est plutôt réussie en termes d’ergonomie et d’usage. Cependant, on s’interroge sur le devenir de cette opération.
Dans cet article, un utilisateur y voit une démarche à double tranchant car sur Ebay Wiki l’anonymat est impossible, à l’inverse de ce qui se produit sur Wikipedia par exemple.
Le wiki est une nouvelle forme de forum, et la masse des 180 millions d’utilisateurs de Ebay fera ou non de cette plate-forme un véritable outil d’échange. Il faut parier que ce sera le cas. C’est en tout cas à elle de décider…

URL : http://www.ebaywiki.com
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Le blog Activeside est un outil d'observation au jour le jour des modèles émergents du web, de ses tendances et de ses évolutions.
Le Blog Activeside est édité par Matthieu Mingasson.

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