Del.icio.us: une nouvelle version vient d'être lancée
La nouvelle version de l’excellent service de bookmarking Del.icio.us vient d’être lancée. Rachetée en décembre 2005 par Yahoo!, la plate-forme n’avait évoluée qu’à travers des détails difficilement visibles pour le non-initié. Alors que d’autres services de bookmarking se multipliaient sur le web depuis quelques années, Delicious semblait ne vouloir s’adresser qu’à des utilisateurs technophiles, voire les geeks uniquement.
Si vous ne connaissez pas Delicious, c’est le moment de vous y mettre car c’est l’outil indispensable à l’orgnisation des ses ressources en ligne, et bien utiisé, un outil de veille fantastique. Il s’agit en effet d’utiliser l’intelligence des foules (d’utilisateurs) pour effectuer des recherches bien plus ciblées que sur Google. Delicious ne couvre pas tous les domaines, il est vrai, car la base constituée par les utilisateurs porte essentiellement sur les sujets technologiques. Mais si vous interresser à ces sujets, vous ne pouvez pas véritablement vivre sans Delicious (je n’exagère pas…)
La nouvelle version est très agréable à l’usage et introduit des fonctionnalités vraiment interressantes, comme la possibilité d’ajouter des notes de 1000 caractères. J’avais personnellement, et dès le début, ressenti le besoin d’un champs d’annotation plus étendu afin d’utiliser Delicious comme un outil de micro-blogging. Je vais maintenant pouvoir m’y mettre.
D’autre part, les fonctions sociales, même si elles restent très discrètes sont mieux mises en valeur, et je ne serais pas étonné de voir, l’année prochaine, venir s’associer au bookmarking une véritable dimension de réseautage social par le biais de profils publics étendus, par exemple.
(Note: vous pouvez suivre mon compte Delicious ici)
L'entreprise 2.0 en France: un réalité tangible
J’ai assisté aujourd’hui à une présentation de BlueKiwi, une suite “Social Software” française qui réussit progressivement à faire comprendre – et à faire passer – les concepts de l’Entreprise 2.0 au sein des grandes entreprises françaises. BlueKiwi affiche a présent de très belles références : près de 30 grandes entreprises françaises et européennnes utilisent sa suite logicielle. Parmi elles : BNP Paribas, Nokia, La Poste, Alcatel-Lucent, l’Apec, la Banque Populaire, la SNCF, Thalès, etc.
Si on considère que BlueKiwi n’est pas la seule solution 2.0 a tenter de pénétrer sur le marché des entreprises françaises et que ses concurents (pas necessairement français d’ailleurs, comme Clearspace) font le même travail d’évangélisation au sein des entreprises, alors on peut dire que l’Entreprise 2.0 est bel et bien en train de naître en France.
On peut d’ailleurs rendre véritablement hommage à ces créateurs de solutions de Social Software pour le combat qu’ils mènent contre les idées reçues. Certaines, en effet, ont la peau dure, comme par exemple: “Les réseaux sociaux pour entreprise font perdre du temps aux employés…”, ou “A quoi ça sert de partager des informations ? Il vaut mieux travailler à ses projets…” , ou encore “Je ne vois pas de différence avec Facebook…”
Ces idées reçues perdurent encore mais les arguments de l’entreprise 2.0 sont redoutables et parviennent à convaincre les entreprises les plus résistantes. Comme le disait Carlos Diaz aujourd’hui, fondateur de BlueKiwi, le changement se fait avec ou sans vous, mais il se fait.
Les bénéfices de la stratégie Entreprise 2.0
1. Les informations détenues par les employés sont conservés dans une mémoire vivante au sein de l’entreprise
C’est à mon sens le principal bénéfice de la stratégie 2.0 en entreprise. Les entreprises modernes connaissent un taux de turnover considérable par rapport aux générations précédentes. Le savoir qui résidait traditionnellement dans l’entreprise grâce à une forme de fidélité des employés est à présent dilapidé. (cf. mon billet “Du web social à l’entreprise 2.0”). Le réseau social d’entreprise permet une cristalisation des connaissances au sein de communautés vivantes et dont la production et les échanges sont archivés. Des outils comme BlueKiwi permettent, grâce à une forte organisation sémantique de l’information, de connaître en temps réel les tendances au sein de l’entreprise et de les comparer aux objectifs déclarés.
Certaines entreprises découvrent avec surprise que la stratégie officielle engagée par le management (souvent à grands frais) n’a aucune résonnance au sein des communautés mais qu’à l’inverse des sujets, aupravant méconnus, soulèvent l’intérêt de centaines d’employés.
2. Les outils Entreprises 2.0 accroissent la productivité grâce à la mutualisation des connaissances
La question de la mutualisation des connaissances n’est pas réellement sensible dans des structures de tailles réduites car elle se fait naturellement (cf. l’excellent ouvrage de Malcom Gladwell The tipping point où l’auteur explique qu’en deça de 150 membres, une communauté peut se passer d’une organisation hiérarchique car le nombre est suffisement restreint pour permettre à chacun de conserver une vision d’ensemble.) Dans les grandes structures (donc, >150), la mutualisation des connaissances (audit, rapports, analyses, recomandations, cas clients…) est un facteur concrêt d’amélioration de la productivité. Pourquoi travailler 3 jours à plein temps sur une étude qu’un autre aura déjà réalisée un mois plus tôt dans un autre département..?
3. Les réseaux sociaux d’entreprise fidélisent les employés et limitent les effet du Turnover
Pour ceux qui connaissent le travail nécessaire à la constitution d’un réseau professionnel personnel digne de ce nom – sur LinkedIn (par exmple), on imagine aisément qu’il est moins facile de quitter une entreprise au sein de laquelle on aura patiemment tissé des liens sociaux-professionnels (le terme prend un autre sens ici), car des liens de ce type possèdent une véritable valeur intinsèque. Ils sont porteurs de connaissance, d’information, de savoir.
4. Les outils et les méthodes de l’Entreprise 2.0 favorisent l’innovation et la créativité
L’une des charactéristiques des Social Softwares est de donner la possibilité de créer des communauté de métiers ainsi que des groupes de travail – ou ateliers – dédiés à des sujets spécifiques et rassemblant des experts.
Cela recrée les bénéfices connus des laboratoire de recherche, ou des départements de R&D, en termes d’innovation, sans en engendrer ni les coûts ni les lourdeurs. On pourrait appeler cela de la “R&D On The Fly”. Ce type de dispositif apporte évidement de la qualité aux travaux entrepris, quels que soit le domaine abordé: stratégique, analytique, techologique, logistique, organisationnel…
Cette présentation m’a redonné espoir dans la capacité des entreprises françaises à prendre à bras le corps la stratégie de l’Entreprise 2.0, en se débarrassant des préjugés – souvent liés à une simple méconnaissance sujet – et en profitant du formidable élant que procure l’avènement du web social.
Search Me crée les piles de recherche
Le moteur de recheche Search Me qui se distingue, entre autres, par son approche visuelle des résultats de recherche (voir ce billet) vient de lancer une fonctionnalité qui mérite le détour.
Si vous aviez déjà testé ce moteur, vous aviez peut-être comme moi, vu les limites de cette approche visuelle dont le principale défaut réside dans le fait de ne pas pouvoir avoir de vue globale des résultats. En effet, lorsque les pages sont présentées une à une sous forme de carroussel, on ne peut plus réellement scanner les résultat aussi vite qu’on le ferait avec une liste de texte.
Faire le pari d’une telle approche est donc très risqué car elle va à l’encontre même de l’atoût principal d’un moteur de recherche: acquérir une vue verticale sur l’information.
La nouvelle fonctionnalité conserve l’affichage en carroussel et introduit la notion de “piles”. Une pile est une collection de pages sélectionnées “à la main” par une utilisateur. Ceci rapproche davantage Search Me Stacks (c’est son nom) des outils de social bookmarking et de notation (Digg, Delicious, Connotea...) qui propose des résultats de recherche triés et annotés par les utilisateurs eux-même, usage dont je ne pourrais plus moi-même me passer, tellement cela représente un outil de veille formidable.
Search Me Stacks permet donc de visualiser sous forme de carroussel des collections de pages réalisées par des utilisateurs sur des thèmes particuliers. L’exemple intégré ci-dessous est une pile de 26 pages rassemblées sous le titre “Tech News”.
Le principe de collection me semble extrèmement utile, et je ne serais pas surpris que cet usage vienne à se développer sur les services de social bookmarking.
Facebook : de nouvelles fonctionnalités de publicité contextuelle
Facebook a introduit récemment dans la messagerie une fonctionnalité d’affichage de liens commerciaux très similaire à celle utilisée par Google dans GMail. Il semblerait que le système reconnaisse les URL tapées dans la boite de message et affiche une annonce du site partenaire, s’il est reconnu comme tel. L’annonce est proposée comme une pièce attachée et peut être supprimée.
L’exemple ci-dessous illustre cette fonctionnalité :

Cette approche est très similaire à celle empruntée (et éprouvée) par Google dans le programme AdWords, bien sûr, mais plus exactement dans Gmail. Gmail analyse en effet le contenu des messages et affiche des liens commerciaux en regard.
Il est probable que Facebook tire à son tour des leçons du manque de résultats obtenus avec les bannières traditionnelles, format de plus en plus ignorés par les utilisateurs, et plus particulièrement par les jeunes. Une etude d’Août 2007 du cabinet de Jacob Nielsen montre en effet que les zones indentifiés par les utilisateurs comme étant des formats publicitaires ne sont même plus perçues visuellement par ceux-ci.
A l’inverse, l’exemple de Gmail montre bien que des liens commerciaux au sein de comptes mail privés peuvent être proposés sans que l’utilisateur les perçoivent comme intrusifs. Et ceux-ci semblent d’autant moins intrusifs qu’ils sont pertinents en termes de contenu. Il est vraisemblable que dans ce cas, cela soit assimilé à une forme de service et non plus à un message publicitaire.
A mon sens, cette petite fonctionnalité cache une réalité nouvelle pour la publicité: être capable de générer du contenu (du vrai) et du service (du vrai aussi…) pour pouvoir interresser les utilisateurs.
Un changement à l’œuvre
“Shift Happens”, c’est la conclusion de la vidéo qui suit, vidéo que je vous invite vivement à regarder et à méditer. Les chiffres et les données présentées donnent un aperçu de la dimension du changement societal qui est en cours. Un changement probablement très largement supérieur à celui provoqué par la révolution industrielle au 19ème siècle.
Mise à jour : vous pourrez trouver les informations sur l’initiative Shift Happens sur le wiki : shifthappens.wikispaces.com
Tracer une carte (physique) de l'internet
Je suis tombé sur un article de Février 2008 du site d’information Guardian.co.uk qui retrace l’accident d’un navire commercial qui a heurté et endomagé un cable de communication sous-marin au large de Dubai, causant une coupure de connexion internet pour 75 millions d’utilisateurs au Moyen-Orient et en Inde.

La rédaction du Guardian a eu la bonne idée de réaliser une excelllente carte mondiale des cables de communications sous-marins. On y voit de façon très claire la façon dont les continents et les pays sont concrêtement reliés entre eux par des cables sous-marins. Tout comme la carte des téléchargement de Firefox3 revèle des écarts immenses pré-existants entre certaines parties du monde dans l’intégration des nouvelles technologies, la carte physique du cablage mondial de l’internet nous dévoile des écarts similaires et sans doute les raisons concrête de tels écarts: c’est tout juste si le continent Africain est connecté à l’internet.
Pour ma part, je vis avec le sentiment (éronné) que l’internet c’est un peu comme l’air que l’on respire. Il y en a partout et pour tout le monde… On pourrait appeler cela le symptome du citadin.
Pour l’annecdote (si on peut dire), la chute des tours du World Trade Center avait entrainé la rupture immédiate de l’une de ces énormes connexion physique de l’internet, mais que le système qui avait présidé à la création même du réseau internet fonctionna à merveilles puisque les données trouvèrent en moins d’une heure les routes alternatives vers les serveurs de secours necessaires à la sauvegarde des données.
Et pour aller plus loin, voici l’article de wikipedia qui décrit le sytème de cablage de l’internet : Submarine communications cable.
Google prépare le Tour de France
Google m’étonnera toujours par sa capacité à innover et à surperndre, et à prendre tout le monde de court. Et si Google doit devenir la World Company que tout le monde redoute, et bien s’est tant mieux. Moi, je vote OUI.
Cette fois, il s’agit de Streetviewer, que je suis sûr vous connaissez déjà (et si ce n’est pas encore le cas, vous trouverez ici une page d’introduction détaillée.) La fonction Street View est désormais disponible sur les vingt et une étapes du Tour de France.
Ci-dessous, une capture d’écran de la Place de l’Etoile. A voir directement sur le site.

Nous savions que les voitures de Google avaient commencé à sillonner l’Europe, et je pensais que Londres serait la première ville à être disponible en Europe, mais bon, pour une fois, c’est Paris…
Les Américains adorent le Tour. Ceci explique sans doute cela.
A noter également que, sans rien dire, Google StreetViewer couvre à présent pratiquement la totalité des villes grandes et moyennes aux Etats-Unis.
J’ai appris récemment par un représentant d’un grand opérateur téléphonique Français qu’une fonctionnalité similaire était en préparation. Je ne sais pas pouquoi, et ce n’est pas du mauvais esprit, mais j’ai l’impression que vouloir entrer en compétition avec Google relève une fois de plus soit de l’inconscience soit de l’arrongance (cette dernière charactéristique étant somme toute fréquente chez nos opérateurs téléphoniques nationaux.) Les utilisateurs jugeront sur pièce.
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